HACKER-JOIE

équilibre*

Les oiseaux piaffent par toits et par branches : le renouveau est arrivé. Et en avant la fournée d’étourneaux et de tourtereaux, allons-y pour la sempiternelle tournée des têtards et des hirondelles. Pis ça pousse, pis ça croît, tout partout. Alors oui, bon, certes, vrai que c’est bien joli tout ça cependant je vous ai apporté des boutons (1). À utiliser sans restriction (2), histoire d’oublier, Q.I. cuit, un genre de couac. S’ébrouant, un écrou autour de la taille, la plume lève l’ancre : mystère & boulons des ronds engloutis, la vis est ailleurs.

Love, l’amour, cette émotion-là. [Enclenchez la touche, merci]. Son prochain, à aimer, sa prochaine bourde, à pardonner, beh ça ne sera pas facile même si tout quidam veut s’y essayer. Pourquoi? Parce qu’il y aura toujours pire, et parce qu’il y aura toujours pire, autant faire de son mieux, et surtout autant faire de son mieux pour limiter les éruptions. L’abattement est contagieux et râler n’a jamais rien soigné à long terme. Donnons du love à travers clic. Et des infos sur nous parce que là-haut, aux manettes de contrôle, on nous êêêmeuh.

Patience, paix, cette pensée-ci. [Please, push the button]. Depuis l’apparition des zigomards et zigomardes, cette manne rarissime tente désespérément la repousse aux mille et un points du globe. Parfois elle réussit à résister aux attaques les plus brutales, les plus sanglantes, les plus mazoutantes, les plus atomiques. Souvent elle peine, et on la comprend. Gardons le cap, mes yeux en gelée, no pasarán (3) ! Ô grand yogi, ô Gandalf inside, protège-moi de mon double maléfique prêt à fout’e le souk et tout l’monde est corda (4) parce qu’il y en a assez de constater les hautes pratiques malhonnêtes.

Mais pourquoi elle se met à dessiner un coeur avec sa cuiller au fond de sa mug à camomille? Love-patience machin? Nan. Elle cherche du miel, tout simplement. Un truc pour aider à ne pas avaler de travers les couleuvres et l’huile de mauvaise foi qui ruissèlent sur les tickets de caisse. TVA, en voilà un très vilain argument!? De l’acnépisode au ménaupilogue, quel est donc le montant des taxes sur ses protections hygiéniques qu’une femme doit verser à l’état?

La nature, le monde physique, l’univers, l’ensemble des choses et des êtres, la réalité, bref cette valeur …en bourse ou la vie? L’eau, l’air, les menstruations…etc. [Tire la chevillette, la bobinette cherra]. Que du confort, mesdames, messieurs, que du luxe, et oui, parce que sinon bah il y aurait bien le trou au fond du jardin (et comment rester une semaine assise au dessus), ensuite il ne reste plus qu’à laver son linge à la main dans l’eau glacée du lavoir, ou se mettre un bouchon et sauter au milieu d’un banc de piranhas. Ok, vous avez votre gif animé en tête (5)? Bon. Bourgeons-nous donc un peu la souris : ouste la tax-hackitude des goinfres mécréants (6) !

# Alerte, les moutons n’ont bientôt plus de laine, Houston, je répète, les moutons n’ont bientôt plus de laine. Peut-on tondre les martiens? #

*

Bonjour chez vous,

ZD

*

(1) qui n’est pas s’en rappeler une chanson de Jacques Brel

(2) et le pilote de Michel Beaudet

(3) version originale, version tolkiennisée, et p 362 « Vous ne pouvez passer! » (éd. Christian Bourgois 1995) traduit de l’anglais « You cannot pass! » [Gandalf on the Bridge of Khazad-dûm] devenu « You shall not pass! » au cinéma.

(4) emprunté aux paroles de On Est Encore Là /NTM

(5) Lol est aussi un palindrome, de Mathilde Levesque (First Editions, 2015)

(6) from Kaamelott (série magnifique), livre II ép. 12 Les Classes de Bohort.

Tagué , ,

LIBRE PUPITRE : CATHERINE ZARCATE

*

¡Ola, Sweet Zigonautes! 

Précieux en mon palpitant, délicieux quartzarcate au creux de mes oreilles, le souvenir d’une conteuse accompagne mon chemin imaginaire depuis que je suis allée l’écouter un soir. Naturellement sous le charme de sa présence et de sa voix, de ses belles histoires tissées, je rêve que chacun et chacune d’entre nous croise au cours de sa vie une belle et généreuse personne comme Catherine Zarcate. « Bienvenue sur la planète bleue. Oui, vous pouvez venir vous poser ici », ainsi nous parle son sourire : Lire la suite

Tagué

FICTIF EFFECTIF

*

pour eux

la vie était un enfer

comme s’évertuait à les défaire

tordant mentalement le papier,

les idées Lire la suite

INOPINÉMENT

*

votre application a quitté le quai

a déraillé

sans crier gare

par les fenêtres ouvertes

la poussière des mots s’est envolée

pour venir se poser

sur un vieux mur gris

lézardé

tagué, retagué

gratifié de graffiti

et l’herbe à ses pieds

rêvait de courir nue dessus

mais n’est pas vigne qui veut. Lire la suite

LES BISCUITS D’EN-LICE

Sous les doigts, un clavier; face aux mirettes, l’écran. Disons que nous venons d’ouvrir la boîte à biscuits. D’emblée ne pas se laisser impressionner par sa luminosité. Au besoin la diminuer un peu, ou l’amplifier, c’est selon. Puis les goûter un à un, une pleine poignée sinon, et voyons si, à les avaler ainsi, nous allons grandir ou rapetisser. Lire la suite

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