MÈTRE AU FRAIS

*

des amoureux

affairés

ou enlacés

des petits vieux

accablés

ou ébahis

des parcs de jeux

pleins à craquer

ou désertés

des rires, des cris

des couettes, des nattes,

des balles, des pelles

enfants joyeux

ou impatients

les membres du guet

sur leurs bancs

un parfum de muguet en passant

et des files de voitures

et des feux clignotants

des accès, des routes

des barrières, des baraques

le trottoir d’en face

le haut des bâtiments

la ville crapahute

cité animée

qui se remue les rues

aux croisements

ou s’endort dessus

le pneu éteint

mollissant

*

non loin de là

les rayons se posent sur le feuillage

sans parvenir à le traverser

*

survient alors

étonnamment

un souffle de vent

qui balaie doucement

d’épais nuages blancs

*

l’ombre retrouvée

l’ombre qui ne suit plus

l’ombre planante

l’ombre fraîche

pour quelques mètres

menant vers

six troncs

bien à l’abri

*

un petit café

fermé

un mur qui s’ennuie

sans graffiti

un chien encore plus triste

que son maître

une laisse à la traîne

et puis

de l’autre côté de l’avenue

cette voix qui braille

dans son piègeaphone

crécelle

et sa colère ne fléchit pas

ne lui laissant pas un instant

pour traîner ses oeillères

vers ce côté-ci

le côté sombre

*

ça lui rafraîchirait pourtant

le bulbe

ça nous ferait une pause

mais non

la connexion tient bon la rampe

le forfait ne connaît aucune limite

les mains résistent aux crampes

se relaient la patate chaude

et ça fulmine

autant qu’une sportive

démarrant à toute berzingue

au départ du tricolore

*

c’est un après-midi de sprint-temps

comme un autre

avec son confit nid de canard

et sa salade de dinde blasée

*

mmh… mouais

de l’air, de l’air, de l’air!

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*

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it snows even more

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*

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*

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