ADM

Dans quelques lignes il sera révélé, ce ne sera donc plus un secret. Volupté féline, calme intérieur, confiance profonde, un autre genre de beauté. Malhabile, sous le regard insistant, le sourire paraît de prime abord imperceptible. Et puis, de page en page, il se laisse enorgueillir jusqu’à éclore naturellement sur le visage. La lèvre franche, recourbée, précède au clin d’oeil, tendrement espiègle.

Parce qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle risette : imaginez une corne d’abondance littéraire, tournoyant sur la pointe d’une borne de concordance planétaire. Observez les divers mouvements de rotation. Imitez leur tournis puis déduisez la part d’invisible risible. Face à l’infinité des possibles et contre le grand mange-temps, nous disposons enfin d’un tapis vrombissant vers un monde étrangement pareil, semblablement différent, parallèlement ordinaire et extraordinairement incroyable.

À genoux, nuits sans sommeil ! En garde, salles d’attente avec ou sans rendez-vous ! Chargez les wagons, hissez les valises, à l’attaque des voyages en train ! En mon bagage, lové, niche une arme d’une puissance incommensurable : une large portion d’ADM.

Selon le degré de gourmandise, consécutif à l’excellente qualité de l’encas en cours, le salvateur volume suivant me poursuivra. L’éventualité de tomber sur la dernière phrase fatale, de recevoir soudain son cruel point final, ne saurait se produire. Je ne dévore, d’ailleurs, qu’un seul chapitre à la fois. Sinon deux, mais pas plus. Disons trois. Voilà. Oui, quatre, c’est entendu. Après quoi je ménage la délicieuse saga, la contemple, la conserve jalousement. Il faut tout de même signaler qu’à ce jour, elle ne pèse que quelques malheureux…trente-neuf tomes.

Et si je n’en avais pas gros et n’étais considérée en tant que telle, j’enverrai sans tarder un hibou au chevalier Perceval pour le supplier d’aller trouver son bon roi. Il faudra remédier à pareille ignominie saugrenue, désespoir et déconfiture : aucune adaptation théâtrale en vue… Fichtre !?! Plaît-il ? Bon sens de gourmets de lointains bretons ! Oyez, oyez, j’en appelle à la goinfrerie générale : un graal brilloie au nord de Londinium, mille millions de mille saveurs !!!

Gloire aux Annales du Disque-Monde ! Suprêmes ADM !
Longue vie à leur Pratchettement Terryble et génial créateur !
Hommage à son infaillible et précieux traducteur, Lord Couton !

(post sérum : je devrais arrêter les points d’exclamations, c’est sans doute fortement déconseillé… pour garder la ligne.)

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