À L’INDEX

Elle se répand partout
parce que tout le monde ne sait pas
qu’elle ne sert à rien.

Elle pousse,
champignon vénéneux,
atteint les cafés, les magasins,
les salons à tifs, les restos,
en auto, et pis why not à moto…!!!

L’écran de Big Brother me fend le coeur.

Et non, je n’ai pas besoin
d’être divertie en permanence.
Et non, je n’ai pas envie
qu’une autre voix que la mienne
emplisse mes pensées, empêche mes choix.
Et non, je n’ai pas besoin
de doudou-écran.

Il faut briser ce tabou,
dans l’indifférence générale :
parce que tout le monde fait avec,
parce que personne ne l’a choisie,
éradiquons la télévision des rues,
les publicités des avenues,
Hors de nos vues !!!

Sa télécommande
maudite,
en privé,
doit également disparaître.
Levons-nous,
élevons-nous.
Marchons,
pensons.

Découvrons l’INTERRUPTEUR !
Pas d’écran qui veille,
pas de crème qui vaille
la peine.

Actionnons l’INTERRUPTEUR !
Pas de panique.

Crac.
Et couper la chique à la boîte voleuse de temps de vie.

Attention,
INTERRUPTION VOLONTAIRE
DU PROGRAMME EN COURS !
Un seul sourire sincère,
un véritable bonjour,
peuvent changer
sinon la face du monde
au moins les visages de notre quotidien.
Exercice 1 :
le matin observons attentivement l’effet risette dans le reflet du miroir.
Exercice 2 :
le lendemain matin observons l’effet don de la risette dans le regard d’autrui.
Exercice 3 :
combiner les deux premiers exercices.
Exercice 4 :

Clic.

…?
Tiens…

Clic.
Tiens donc ?…

Clic.
…Bah ça !…

Il y a quelqu’un qui me regarde
derrière son oeilleton.
Je suis sûre :
je le sens !

Z’êtes là ?
Hé Hoooooo,
il y a quelqu’un ?

Krank.
Verrouillage
Sécurité
Cadenapolis
Cité de l’apeuré
Mégastress
Médiatroublevision
Love…
No correct
Larve…
No comment.

Je plisse fort les yeux
en attendant 42
un nénuphar
serré dans la gorge.

…à l’index.

Spéciale dédicace sous plexiglas à monsieur George Orwell, soixante-trois ans plus tard. Uh uh uh. Baiser soufflé sur le Pianocktail, et patata, tendre lancer de serviette-éponge sur Arthur Dent.

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2 réflexions sur “À L’INDEX

  1. Anne dit :

    Pianocktail là où tu es ?
    Laisse au moins entrer mon imagination… dans ton monde que je ne comprends pas mais où j\’aime à errer, désorientée, perdue. Tu serais Ariane et le Sphinx à la fois. Clé et mystère.
    Bon si tu pouvais expliquer à mon mec la prochaine fois que tu le vois, pour la télé, et les autres écrans aussi d\’ailleurs. Un jour lointain peut-être il va lever le nez et ne me reconnaitra pas sous mes rides…
    Des bisous, des bisous, des bisous, à la volée, par la fenêtre entrebâillée te tombent sur le museau.

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