ALUNISSAGE À L’UNISSON

Konnichiwa/Konbanwa les Zigonautes ! Scope le mercredi et sa poêlée de bobines sans trailer à déguster les dimanches de pluie, Chrome le vendredi avec son rince-mirettes, Phone le samedi pour son manuel clairement pas enchanté, résolument _uh yeah_ à la Zigomafactory nous ne reculons devant aucun post, bravant les clichés surgelés/la connexion parfois fluctuante, pour tenter de sublimer ou d’égratigner votre temps suspendu. En qualité de sorcière-culbuto floue et supersonique je me suis dit qu’il fallait en rajouter une louche. Le Fix bimensuel du jeudi a débarqué ! Vous l’aurez voulu…

Hum. Test. Test. Un, deux. Téléportons-nous dès à présent au coeur du vif du sujet ou presque. Lorsqu’on est un zigomard/une zigomarde, rien de plus nécessaire, rien de plus utile, rien de plus puissant, que de pratiquer une bonne gymnastique souple et régulière des zygomatiques. Ça tombe plutôt bien car notre luxuriant Zigoland regorge d’andouilleries diverses et avariées, que personne n’a véritablement envie de trop fréquenter, et que cependant tous/toutes reproduisont à foison au cours de notre existence de passant/passante éphémère sur la bleue sphère. Et là, j’hallucine, y en a pas un seul/une seule d’entre vous qui sursaute. Sérieux ? Mais pour quelle raison croyez-vous donc que je m’arrache les cuticules à vous pondre de la barre oblique* depuis l’intro ?

Parce que, mes zigos en guimauve, le pluriel ça pue du pull ! Mais oui, carrément, pas la peine de tourner en rond autour du pot aux roses en agitant vos p’tites ailes offensées ! Raz la cruche du masculin pluriel totalitaire ! Z’êtes sceptiques ? Je comprends bien. Maintenant j’annonce Vingt gonzesses, j’ai bien dit Vingt gonzesses, sont dans un bar, puis sans tarder j’ajoute Un mec entre soudain dans le bar, et ben là schpaf direct, mes loustics, on obtient qu’ ILS se trouvent alors TOUS dans le bar !!! Si ce n’est pas de la magie grammaticalement obscure ça, que mon aspirateur s’envole sur le champ.

Voilà, comme prévu, le mange-poussière n’a pas cillé d’une roulette ! Oh, mais ricanez pas trop, les zigomards, ouais, si si si, je vous ai clairement vu larguer large la risette et franchement vaudrait mieux pas. Matez-moi ces frotte-les-mains qui se réjouissent à la simple évocation d’un public au pluriel féminin ! Quand à moi, je persiste à croire que si un martien ordinaire observait la scène et recomptait sur ses six doigts, il penserait qu’ELLES se trouvent TOUTES dans la même salle, les bestioles _ sales créatures humanoïdes. Ha!

Ce n’est pas parce que le commun des grave mortels lol de rire a négligé en soi l’essentiel de l’harmonie et de l’équilibre que je vais m’allonger sur le concept étriqué en faisant la roue. Né-OOOON ! L’Histoire est rédigée, oh oui l’Histoire s’écrit, cependant elle ne le fait pas vraiment elle-même : il lui faut des bipèdes à la langue tortueuse mais sachant l’orthographier de sorte que nous puissions un brin nous y retrouver. Sauf qu’au pluriel, aka quand à l’unisson j’alunis, je n’m’y retrouve plus du tout. J’appelle immédiatement les Pixies à la rescousse, hou hou hououou… hou hou houououWhere is my mind ? Notamment d’ailleurs Where is my gender ? Oú qu’est passé mon genre ? Oú qu’il est, mon genre ?! Au pluriel paritaire le sujet féminin disparaît. Or _ô supersonique mnémotechnique_ j’avais dit floue, la sorcière-culbuto, pas invisible mais floue !

La raison, la poésie, l’adaptation, les hormones, tout ça c’est féminin. L’intellect, le concept, l’étonnement, et, j’irai même jusqu’à prétendre, le rouleau de papier toilette, c’est masculin. Au pluriel ce ne sont que de vagues idées qui une fois englouties par la phrase unique pourront toutes être féminisées ainsi : la raison, la poésie, l’adaptation, les hormones, l’intellect, le concept, l’étonnement, et le rouleau de papier toilette, sont toutes des notions. Par contre, revissez-vous fissa le bulbe, Lisa, Julie, Leila, Anna, Birgit, Kate, Gaïa, Valentine, Irina, Uma, Tara, Mafalda, Beth, Nina, Cloé, Falbala, Yoko, Xandra, Sansa, Pétronille et Duncan sont des consommateurs. Ni voyez rien de singulier : je suis contre l’usage interdit du féminin pluriel lorsque leur nombre est supérieur ou égal à celui du masculin présent.

À ce moment-là de la lecture, vous vous dites que ce ne sera pas la peine d’y revenir. Personnellement, je compte laisser la porte du blog ouverte, d’abord parce que ça fait circuler d’l’air frais, ensuite parce qu’on a trop souvent tendance à essuyer d’un revers de torchon l’impertinence zigzagonale des mouches, et enfin parce que j’aime assez l’idée d’une souris qui repasse sur ses clics. Quand à déclarer en pouffant sous cape que ma salutation japonaise initialement mentionnée n’induit pas forcément l’apposition masculin-féminin et n’aurait donc aucun rapport avec la pertinente démonstration exhibée, je répondrai pourquoi pas, certes, en effet. Toutefois je note que vous tentez de noyer le poisson, ce qui n’est pas très malin de votre part puisque tout le monde sait qu’un poisson ça devrait, en principe, savoir nager**.

 

Bonjour chez vous,

ZD

* j’ai très efficacement évité le mot slash, en employant la tournure frenchadéquate, surtout par peur de réveiller le côté Hyde de Melo. Cela dit la présence de cet astérisque vient ficher un waï pas possible en fin d’article. J’imagine donc qu’elle ne saurait être isolée.

** plouf : << Les guides de voyage et les livres d’apprentissage annoncent souvent fièrement que le japonais n’ayant ni masculin ni féminin il n’est pas si difficile. C’est vrai qu’il n’existe pas de forme masculine ou féminine des noms, pronoms et adjectifs comme en français. Mais il y a une manière de parler masculine et féminine. C’est particulièrement vrai dans le japonais familier. Le japonais poli tendant à gommer les différences.>> Brook (internaute apparemment sis dans une bibliothèque avec cuisine intégrée).

bloup bloup : << Quelques différences du japonais par rapport au français à connaître avant de se lancer dans l’étude du japonais : Le sujet de la phrase est souvent omis ; un verbe peut constituer une phrase à lui seul ; Le nom ne varie ni en genre ni en nombre (la pluralité peut être optionnellement marquée par un suffixe) ; L’adjectif ne s’accorde ni en genre, ni en nombre ; L’adjectif se comporte comme un verbe : il peut avoir un sujet, varie selon le temps et peut former une phrase à lui seul ; Le verbe se met à la fin de la phrase ; Le verbe ne se conjugue pas selon la personne (« je », « tu », « il », etc.) ; Il existe un système d’honorifiques inconnu en français >> Wikiversity.

2 réflexions sur “ALUNISSAGE À L’UNISSON

  1. Arigatō gozaimasu de remettre quelques pendules à l’heure ! Non mais. Et merci aussi pour la barre oblique qui n’aurait titillé mon côté Hyde que si elle avait été traduite. Oups c’est ce qu’elle fut. Miiiiince !!

    • ZigomaD dit :

      Aloha sweet Melo ! Peux-tu me mettre une grande platine de sons à bouillir ? (Y a le ressort de ma tocante qui frétille et qui se lamente que ça ne fait que commencer alors je m’en vais te me le requinquer). /thanks

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :