SEC-SCIE FLÉAU

Aloha Passagères n°9, Aloha Prisonniers n°6*, de la Bleue Sphère Vitale ! Sortez vos sextants, dégainez vos six-cordes, mon sixième sens me dit que ce post à multifacettes roulera comme un boulet écervelé sur le tapis vert glacé** du hasard. C’est très hexactement la vision panoramique qu’aurait l’abominable quidam en alunissant dans la chronikaesque atmosphère. Mais pas vous, mes lascardes, z’êtes des averties, des affranchies, et pour mieux vous le prouver je vous emmène à bord de mon escabeau, au beau milieu de la cuisine, puisque c’est ainsi que ma recette de plâtrées hebdomadaires etc etc. Le monstre cuit, la bouillie bout, la rature touille, et si le soleil planque ses rayons, au besoin je sors mes crayons de couleur.

Zavez r’marqué comme mon curseur ne tousse plus du tout ? Bah ce n’est absolument pas grâce à l’effet magique de la sphaigne. Non, non. C’est la moue, re, re la moue donc. Avec tout son grand charme textuel, ô combien usité à toutes heures du jour et de la nuit. Ça boude, ça barbouille, ça barre non à tribord, ni de chocolat, mais en sucette ! Un vrai tabac ! Ce bon vieux rade virtuel ; )

Entre mes envisagés et mes casseroles, vos tendres mirettes et mes vers meurette, souris javantes croquant des apérimots incubés : no grenier no cave, ni vingt-deux ni mètre. La malle se morfond, les patates séjournent en rond, ça va viendre ou s’viander, comment veux-tu que ça puisse se mesurer ? Sur page ou en façade, ça n’ferait rien de présentable, so let’s coule à flot. Ainsi baragouinait la plume à griffes rétractables et, ancre nous, ce genre de mauvaises herbes, croyez-moi, elles eurent poussé, elles poussent, et elles repousseront. Du vrai lien-dent !

J‘ai croisé de ces gens de papier, bloc-croqueuses et clock-trotteurs de passage, qui ont figé le cadran de mon palpitant, l’espace d’un formidable instant. Suspendu. Le temps était suspendu. Je me suis accrochée à lui, empoignant fermement ses aiguilles, et mes pinceaux en dessous battaient dans le vide en grelotant. Cependant, le fix de lume était à portée de notes. Écoutez mieux, rapproche-toi : à portée de notes. Alors j’ai éteint la grande lumière et allumé la dernière loupiote vaillante de la hotte d’aération. Plus faible, plus intimiste, une sorte de lueur apaisante (ah ben si, c’est calme. C’est d’un calme… parce que j’n’ai quand même pas été assez gourdasse pour mettre en marche l’aspiration! tsss). Du coup le truc est tièdement installé, faut presque pas en parler sinon ça brise le ch….chut…on rame, être de pas-pied.

Flap flap. Et des anges par milliers au royaume des vivants, nurses, pompiers, sages soignant, sauveteuses, offrant leur étincelle au premier venant. Toutefois j’entends grincer, pester, des ratés, des pas-parfaits, parmi ceux qui nous raniment, des fois quand ça cloche. Y a pas de père noël qui tienne : admirez l’attention, l’écoute, la concentration, la patience, le dévouement, et le savoir-faire ! Opérez prestement un juste retour de bâton sur les : surinformations, désinformations, panique à tous réseaux, brouillard d’ondes, rouleaux cum presse/heure qui alignent les cadavres en gros plan comme on abat un jeune platane d’un coup de violent dans l’obscurité. En coupant les phares il n’y a plus rien à voir, au bout de l’hameçon.

Alors je brasse, du feuillage, et m’inspire de toutes ces mains qui se tendent et qu’on n’attendait plus, de ces paroles qui délient, de ces artistes qui jouent, de ces profs qui s’investissent, de ces parents qui guident. De l’urne à l’autre, à perdre la laine, entassons mieux le souvenir de ces individus discrets qui apaisaient au lieu d’attiser, soutenaient au lieu de rabaisser. Il en faut de la connaissance, il en faut de l’expérience, et il aura fallu choisir corps et esprit unis, et non abscons parasite. La nature humaine, une histoire d’adaptation. Chaos, équilibre, chaos, chute libre. La lutte entre les biens possédés et les maux possessifs est une triste fable mouvante. Éclore, déployer, voler, planer, tourbillonner, chercher à saisir l’harmonie du bout des ailes. Iront d’elles ?

Au coeur de la minuscule boule que l’on nomme la Terre, en chacun de ses respirants, bat un écrin si fragile, à durée limitée, qui une seule et unique fois parvient à capturer une nanoscopique pierre de lume. À la deviner si précieuse on l’espère éternelle, énergie capable de voyager, en un éclair, en un bzzit, en un claquement de doigts, battement de cils, bulle d’océan, goutte de rosée soufflée, là où elle sera nécessaire. Cycle astre et risque. Dans le monde souterrain on ne dit pas, même à la plus coton d’entre elles, arrache-toi piètre tige. Dans le monde sous-marin on ne dit pas, même au plus mou d’entre eux, barre-toi pauvre thon. Dans l’espace on admire les trois pièces de Bach qui s’en sont allées rejoindre l’infini. Taler ou détaler, serre-vis oblique ? Esquivons le tournis-truand mais aussi son sec-scie fléau. Courage, les anges !

Bonjour chez vous,

ZD

* Hou c’que je suis magnanime, moi, ce soir!

** Se référer à la météo de mai-juin 2013

2 réflexions sur “SEC-SCIE FLÉAU

  1. Anne dit :

    J’ai pas tout compris, m’en fous ! A lire à haute voix, c’est pétillant sous la langue, doux à l’oreille, chaud au coeur… les fossettes se creusent en un sourire à chaque mot caché qui apparaît, fait sens. Et oui, ça donne du courage ! Y’en avait besoin. Merci Ma Dame.

  2. ZigomaD dit :

    Good Evening, Lady A ! Eh oui, je l’avoue volontiers : j’ai suivi la plume frétillante, mine au poing, tralali en carafe, et ai rasé de si près le bord du précipice jactancié. OO) Merci d’avoir lu cette chronique à trampoline intégré. Quel courage!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :