NUNCHAKU NÉON-SICK PLOUF BALLONS [a]

Hola Absolute Zigonautes ! D’emblée j’avertis le gentil quidam (à la corne de brume en bec) et sa comparse (la fan de shorts propulsés) que le titre de cette chronikaé est un parfait trompe-esgourdes. Du coup, nope, nous n’allons pas exactement parler de balle au pied. Exit les 46 chaussettes hautes et leurs 276 crampons sur terrain gras, laissons équipes et arbitre se désaltérer un moment. Tic tac. Visse à présent ta capuche et brandis ton parapluie, ô Peuplade e-citohyène!

Triiiiii! Carton rouge, plus personne ne bouge! Mon fléau fou à deux branches lumineuses tourbillonne furieusement avant de s’abattre en louche piquée contre la déferlante de baudruches à éclabousser. Flap Splouch, ça va bouter en touche! J’en aperçois quelques uns qui picolent à grosse goulée, le clapet vissé sur leur bouteille en plastique, ingérant une eau à rajout de gaz, de bicarbonate, de sucre, ou de rien. Glou, étanche ta vilaine soif à grande gorgée, et glou, mais dis-moi t’aurais pas l’cerveau à l’air? Où qu’elle est passée, la topette en inox?! Po-po-pop-polyéthylène. Tsss.

Dores et déjà, estime-toi verni, puisque j’ai décidé de lâcher l’grappin au sujet du contenu, mais il n’est pas question que je détourne les yeux plus longtemps de ce  maudit contenant. Car la forme soutient le fond, comme le genre sous-tend les noms, aussi, passoire sise en carafe, j’entends bien monter au créneau : sporadiquement étanche, sempiternellement spongieuse, friable mais rebelle, prendez garde à la ligne magie-mot! Ras la cruche de nos sales tics!!! XxP

Plouf plouf! code résine du polyéthylène de haute densitéet code résine du polyéthylène de basse densitésont sur un paquebot titanisé, sachant que [Lorsque le sac se froisse facilement sous la main, avec un bruit craquant, un touché « mécanique » et revient plus ou moins spontanément à sa forme d’origine, il s’agit du HDPE (PE haute densité)et que [Lorsque le touché est plus « gras », que le plastique se froisse sans bruit, se perce facilement avec le doigt, il s’agit du LDPE (PE basse densité)], merci de calculer le nombre d’années-lumière que devront franchir à la rame, voire à la petite cuiller, les océans pour retrouver leur pureté d’origine. Votre mer vous le confirmera : sa surface est lisse, grâce au silly cône! Aaah les perturbateurs hormonaux, hop hop hop oups stériqui, cancériquoi, hem, pardonnez mon french toutefois il s’avère qu’un large et ferme Nique-Les-Phtalates s’impose.

Que reste-t-il du fragile et coûteux vase de l’écossais James Dewar (19ème Lustre) qui devint, grâce au souffleur de verre Reinhold Burger, une bouteille isolante berlinoise, ze Thermos. J’invoque immédiatement la prodigieuse gourde robuste (celle à deux gnons inconnus), suprême de bouteille de voyage en aluminium. Aaaaah que voilà du bel ouvrage! Recyclable qui plus est! Tout comme sa feuille depuis peu. Pffff, trop pas moyen de se détendre l’élastique mental : et le BOUCHON? Bah, allez, détends-toi l’joint.

Téréphtalate, naphtalate, réticulé, glycol, tout un monde d’invasion? Macrogol et PEG8000, les nouveaux micro-récesseurs? L’effet cocktail garanti pour une fin de soirée universelle accomplie? Ketchup sur mon gilet pare-balles, crème hydratante et implant chirurgical, polie j’reste polie, rien qu’une tique toquée, ô Polyester über alles! P.E.T. Polytéréphtalate d’éthylène. UHMWPE. E914, aka la cire de polyéthylène oxydée, fera un charmant additif alimentaire. Uh le bel agent de glaçage. Miaaaam. Je sens que je vais démanger, moi.

Éduquons-nous face aux édulcorants, apprenons à relire les étiquettes et à redécouvrir en petites lettres, en symboles cachés, les malfaits. La Complainte du E Muet [b], bientôt disponible en téléchargement, pour entonner à pleins poumons la liste des envahisseurs récurrents : <mon tuppèroire, une gourde pour boire, un sachet à pétard, la réserve à carbu, une gaine de câble, mon grigri d’cartable, un flacon lave-vitre, l’imper pour faire le pitre, polyester ou caoutchouc, j’y comprends plus rien du tout! Mais très très vite, on casque et ingurgite de tendres pépites qui nous offrent leur peur. Alors on cède parce qu’il faudrait qu’on s’entraide mais l’on vit comme des rats traquant la vitamin’A, mais l’on vit comme des rats le museau à plat>.

Voici, également disponible pour les zigomaraudeurs de lumette, un court-mais-trash : La Quiescence des Libellules. La scène se déroule dans le dernier cinoche encore en activité, un drôle d’écran en plein air au beau milieu d’un cercle de bidons vides, en métal rouillé, en plastoc, en ce qu’on voudra bien imaginer, sa toile tendue entre les poteaux dégarnis d’une vieille cage de football. Il est pas d’heure, et comme le marchand de bectance menace d’arriver sur son aéro-triporteur, nos zhéros s’interrogent :

PASSEMOILSEL – Gudule, tu prendrais pas des grignottes?

GUDULE – Négatif, mon roudoudou, mon tatouage sur nuque s’est effacé. Plus d’code-barre gratuit et obligatoire, j’attends la puce!

PASSEMOILSEL – Zut! Moi qui m’voyais déjà l’taux haut en additifs. (pause) J’raque pour l’pop-corn et tu m’files une lampée d’ta topettouère d’agrume à bulles!

GUDULE – Dis tout de suite que ma fiole est tarte!

PASSEMOILSEL – J’ai pas dit ça…rhô la la, bonjour l’ambiance : gare aux e muets sur les paquets, gaffe aux OGM, m’enfin nos mômes grandiront quand même! Si tu cessais un peu de te tournicoter la citrouille. Ce qui ne tue pas renforce. C’est un fait. D’ailleurs, tantôt naturel, tantôt OGM, bon bah on pioche, on teste, ma Gudulette, y a pas d’lézard! À force, tu vas finir par muter, gentiment.

GUDULE – OGM, OGM, est-ce que j’ai une gueule d’OGM?

PASSEMOILSEL – Nan, tu es la meilleure des élastomères!

GUDULE – Où qu’est la ligne avec toi ? J’suis pas si élastique [c], môssieur plastique. T’avais qu’à y penser, à ton rince-cochon!

PINCE-MI et PANSE-MOI (en choeur) – Vite ! Il pleut! On sort les outres!

Le marchand se dépiaute aussi sec un rack de céréales choco-nappées. Il mord rageusement dedans, l’engloutit, balance son poly-alu au hasard, puis se barre en maugréant.

Et pis log : Lord Voldéponge, la tige humanoïde lugubre, pâle comme de la farine, qui croupissait entre un fût et six caisses non loin du ciné-mâts, se mit à caqueter pâteusement.

LORD VOLDÉPONGE – Et mon pâté végétal, alors, ils l’avaient enroulé dans quoi ? 

Malheureusement l’averse couvrait tout, le drap, le but, les caisses, le fût, ce faiseur d’ombres chinoises ventriloque, et ses pas qui s’en allaient tristement sur les cailloux.

Latex sur O’Louxor, à vous les studios.

Bonjour chez vous,

ZD

[a] Internet, l’ultra-machin qui connecte et qui m’emporta, dès le premier jour où je surfais dessus, écouter ce morceau de Nena alors que je cherchais ceux de Nina Hagen. Allemande toutes les deux, certes, m’enfin…Oo. Pas spécialement morte de rire je constatai, la bave dérapant sur le pianoctet, qu’on pouvait vraiment écrire n’importe quoi et le ranger n’importe où. Comme toujours. ; )

[b] /kiss à Boris Vian

[c] /love 2 Björk

3 réflexions sur “NUNCHAKU NÉON-SICK PLOUF BALLONS [a]

  1. Anne dit :

    Tu ne voudrais pas écrire les discours de nos écolos ??? Ce serait tellement plus fun que leur ritournelle habituelle qui me hérisse les poils… Avec toi, et Boris, je veux bien inventer une machine à tri ludi-sélectif qui se respecterait !
    LOVE
    Anne

  2. ZigomaD dit :

    Merci ; ) Et une complainte recyclée, une!

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