DE FIL EN AIGUILLE

MorgenNamasté ! Rapide coup de polish sur la carrosserie, plus un tour de clé dans le moteur. Voilà, ça y est, j’ai démonté le titre de la chronique et reboulonné sa catégorie. À l’heure où tout est grave et rien n’est jamais vraiment acquis, à l’heure où tout est embrouillé et rien n’est jamais vraiment là où on le cherche, épousseter le moule de la page électronique pourrait sembler dérisoire, futile, accessoire. Personne ne se brosse donc t-il plus les dents? Retirer les morceaux et lutter contre le tartre qui nous guette, empoigner un tube de musique et rincer sa carafe, un bon gargarisme et une giclée d’eau fraîche sur la grimace. Démarrage, en douceur.

Bon, la brioche poilue frôlant mes mollets qui ronronnait sous ma paluche la semaine dernière, vous la remettez? Garfield ou Simon’s Cat, qui n’a jamais été inspiré(e) par les lions et les panthères domestiques? Des lustres qu’ils tentent de nous enseigner leur art sacré : la maîtrise par le jeu. Anticiper, attendre, bondir, poursuivre, persister, cracher, souffler, se vexer, faire le gros dos, sortir les griffes, se galvaniser, se gratter l’oreille avant la pluie, se prélasser au soleil,  prendre soin de son hygiène corporelle, pratiquer les mille et une positions du sommeil, et, si nécessaire, communiquer avec les bipèdes.

Avec leur agilité, leur souplesse, leur patience et leur rapidité, les mistigris ont tout de même beaucoup d’avance sur nos carcasses, faut bien l’avouer. Cependant, aborder l’existence en tant qu’apprenti(e)-félin(e) vous précipitera vers des contrées inexplorées de votre imagination et de votre logis. Il y aura bien entendu des hauts et des lacets, des élastiques et des boules de papier, des tentatives désespérées, mais répétées, pour affiner le repérage des portes entrouvertes, des placards mal fermés, voir même des tiroirs de commode à demi repoussés, oubliés là par leur majordome imprudent, autant de prétextes au jeu.

Nous, les zigomard(e)s apprenons à apprendre, allons à l’école, en rang deux par deux, pourtant, le plus instinctivement du monde, nous savons d’abord jouer. Du jeu de l’oie à la balle au chasseur, nous découvrons ici le hasard et le calcul, là la précision et les bleus. Parfois nous faisons apparaître des mots pour augmenter nos scores sur les cases rouges, utilisons des stratagèmes pour emporter la mise, tout en observant et en imitant nos partenaires. La proie que s’inventent les chatons, le but à atteindre que nous nous fixons, n’existent pas plus l’un que l’autre. Ils apparaissent seulement lorsque nous croyons en eux, lorsque nous y participons, parce que nous nous y essayons.

Ce qu’ils deviendront? À quoi ils aboutiront? Je n’en ai encore aucune idée. Mais jouons, voulez-vous.

Bonjour chez vous,

ZD

Tagué , ,

2 réflexions sur “DE FIL EN AIGUILLE

  1. Lady Kiou dit :

    J’adore !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :