À L’OMBRE D’UN TOURNESOL

Plop alles,

Entre la dernière seconde d’une nuit et la première du jour qui la suit, existe un instant infini. Une belle inspiration. Profonde aspiration. Les paupières se sont habituées. Le corps va se réveiller. Où se poseront les yeux, les pieds? Le coeur, lui, sait déjà comment battre en rythme, cependant la carafe hésite entre temps suspendu et turbine. Puis l’on ira comme on pousse, ou mieux, si une étoile y veille, comme l’on veut pousser. La plante humanoïde se déploie entre terre et ciel, les pétales aux aguets, offrant ce qu’elle a reçu d’énergie et ce qu’elle retiendra de lumière.

Claquement de doigts, unique, et être ou n’être plus. Des vies, des vies partout autour, avec des espoirs et des rêves, des gouffres et des peurs. Marées de gens sur l’océan de pensées, grains de sable. Impressionnants et assommants phénomènes terrestres miniatures, venus des campagnes, des villes, des montagnes, des plaines, des volcans, des collines, des déserts, des glaciers, des îles, capables de nager ou de voler grâce à leurs nombreux instruments, objets, inventions, et surtout arrivés là tout d’un coup, incroyablement sauvages et raisonnés, brutaux et harmonieux, barbares et sages, immuables et changeants. Une espèce de gigantesquement minuscule machin bidule en développement.

Les voici, ici, maintenant.

À l’ombre d’un tournesol, je me suis assise et j’ai observé la vie avec un grand v. Chaque piéton, conducteur, au ralenti, en pleine course, émotif, pensif, feu rouge, feu vert, avec tagué au dessus de chacun, de chacune, le mot VIE. À l’orange, à cet instant, ce moment juste avant l’élan. Attente. Avant la pluie, avant l’éclaircie, avant que le souffle du vent ne grandisse. Les voeux se font, les jeux sont faits. Lancé de dés. Le hasard ferait bien les choses. Alors nous devrions avoir confiance. Ça ne serait pas facile, pourtant nous irions. De passage, sûrement, nous le sommes tous, cependant nous laisserions une trace invisible quelque part, parfum d’éternité sans cesse renouvelé.

Titubant ou pédalant, à l’aller comme au retour, oscillant ou navigant, l’amitié et l’amour, liens, voiles, eau céleste. Accrochons-nous à ne pas la détruire. Apprivoisons notre nature. Peu importe la destination, le voyage se déroule en cette seconde précise. Ombres du tourne-sol, zestes de lume sur la bleue sphère, voilà l’aventure.

Bonjour chez vous,

ZD

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