LA PRESSE-CITRON

Webcome,

Hibernation, hibernation, nan mais sérieusement, comment voulez-vous y arriver? Aaaah le fabuleux coffret de l’increvable perceuse-visseuse sans fil! Extraordinaires, les 20% offerts sur la prochaine épilation, qui suivra la dizaine d’autres validées dès maintenant grâce à l’ingénieuse super chouette carte de haute fidélité. Baouaf, langue pendante.

Mais!? Mais d’ailleurs, tiens, en imaginant qu’on ait l’estomac suffisamment accroché, il suffirait de commander cette monstrueuse triple anchois –ensevelie sous une inquiétante mare de lave fromagère– pour recevoir la seconde pizza XXL gratuite aux ananas? Et puis LA mare aux jouets, bien évidemment puisque ça sentait déjà le sapin …etc, bref la promotion spéciale guirlandouillerie nouvelle est arrivée. Non, reviendue!

Vomissant par saccade hebdomadaire sa fanfare rutilante de réclames larmoyantes, le côté obscur de l’impression se débat courageusement dans nos boîtes aux lettres. Il sera récompensé autant qu’il le mérite : il ira rejoindre, avec ses potes les cartons d’emballage, la grande poubelle de papiers à recycler.

Dont le clapet s’est mis à tourner, à claquer malheureusement aussi, réveillant ainsi la marmotte on ze Bim de sa pieuse torpeur. Roaaaaargh! Voui, ça c’est le cri bestial propulsé par le conduit digestif jusqu’au cabinet silencieux des neurones associés.

Pendant que les odieux du pourriel en réseau adressent leurs salutations distinguées aux pourriers furtivement déposés dans le quartier, observons plus attentivement notre porte-courrier, fidèle réceptacle à missives, loyal compagnon de métal à l’autocollant poli : pas de publicité, merci. Mince alors, encore râpé.

Pourtant le message semblait évident et le schéma qui l’accompagnait suffisamment explicatif. Ce n’est effectivement pas donné à tout le monde de diffuser de l’information. Je devrais peut-être indiquer Attention, boîte méchante! pour voir un peu l’effet, mais ce serait vraiment de la publicité mensongère.

Aussi poursuivrai-je ma quête vers l’inconnu delà, alias mon prochain, ou le suivant, en contribuant à la longévité des distributions intempestives. Acheminant le papier, d’un récipient à l’autre, bien consciente des humbles et épuisants métiers qui s’alimentent autour, je refuse l’appel assassin vers le numéro encadré dans un coin de la brochure.

Il s’agit d’éloigner l’invit’ récurante de cette sombre et vieille crapule de Big Brother. Comme un genre de tri sélectif, voyez. Enfin …juste un zeste. Or donc il était une fois la paperasse à six troncs.

*

Bonjour chez vous,

ZD

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