LÀ HIC

Je voue donc un culte passionné au temple des mots. Ah si. Un peu, beaucoup, passionnément, à la fiole-lie. La plume est un je de paume, fidèle ancre à jeu de maux. Navigant sur les ondes du temps l’une des plus jolies métaphores qu’il m’ait été données d’entendre est une phrase d’enfant.

Un petit bonhomme, haut comme trois pommes, me raconta ce qu’il avait vu juste derrière les portes de l’immense clocher-porche, haut comme trois baleines bleues. Son récit fut bref et précieux : il venait de visiter « la maison des chaises ». Une large risette s’est dessinée contre mes joues, tant de poésie teintée de lucidité m’a transportée.

Avoir la foi ou les foies face aux gargouilles de pierre, placer les paumes tendues ou les bras en croix, pour donner ou pour garder il advient avant tout de se lier aux autres et à soi. Une idée, une étincelle, un sourire. Une petite croyance sans étiquette.

L’esprit libéré des contraintes spirituelles, les antennes dénouées des liens politiques, opter pour le lâcher-prise du nid culturel. Détaché des clichés le regard se perd sur les contours du sablier de l’ennui, alors seulement l’oreille surprend le chant du merle noir*. Prêtez-lui la voix, il vous rendra mille et une fois la note. Tous mes plus vifs et profonds battements de cils au radieux volant de sacrée bec-âme.

Laïque ou ludique, là n’est pas la religion. Le grand livre mystique de l’histoire mythique malmené de tics et mangé aux mites repose sur une petite dizaine de milliers de dolmens. Pieuse et poussiéreuse hiérarchie. Aux druides et druidesses, aux dieux et déesses, offrons le tu-ne-tueras-point mais conservons notre flou, ni imposé, ni proposé, qui éclôt seul. Et renaît de ses cendres.

Je n’attends personne en provenance du ciel à l’exception des gouttes de pluie, flocons de neige, souffle des vents, troupeaux de nuages, rayons de lune, arcs-en-ciel, giclées de soleil, ou météorites. Je suis de nature à croire en elle.

*

Bonjour chez vous,

ZD

*

* <Chaque mâle possède une grande variété de phrases. Sonores et émises sans hâte, on les reconnaît facilement grâce au timbre flûté de nombreuses syllabes. Mais les phrases se terminent souvent par des sons suraigus, moins agréables. Elles peuvent aussi comporter des syllabes empruntées à d’autres oiseaux, voire des sonneries de GSM> (Metzmacher, 2008). Ce chant est lancé depuis le haut des arbres, le toit des maisons ou tout autre perchoir dominant les environs. Il chante de mars à juin, parfois début juillet. […]

Le mâle peut chanter à tout moment de la journée, mais le lever et le coucher du soleil sont les moments où les chants sont plus intenses. Le chant du Merle noir est considéré comme l’un des plus beaux chants d’oiseaux d’Europe. Sa richesse de répertoire, ses variations mélodiques et ses capacités d’improvisation distinguent le Merle noir européen de la plupart des autres oiseaux. [Article Wikipédia]

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