SO LONG, AND THANKS FOR ALL THE FISH!

¡Olé!

Estivation terminée. De ma longue exposition au grand sommeil j’ai extirpé le petit message ci-dessus : Salut, et encore merci pour le poisson [1]. Parce que l’eau et ses habitants nous ont à l’oeil. J’en ai bien confiance. Nos chers amis à écailles nous manifestent une belle patience. En même temps, il faut bien se rendre à l’évidence, nous ne leur en laissons pas vraiment le choix. Car quelque chose nous dépasse, à n’en pas douter.

Les pouces opposables et les outils ont germé, peu à peu une plus profonde réflexion nous a envahi, et pis schpaf ça a jailli : les zigomards ont eu besoin de croire en une entité intelligente supérieure. Certains pour s’y mirer, d’autres pour justifier leurs actions ou leurs pensées, d’autres pour s’échapper un instant, voire prendre du recul. La nature n’avait pas les épaules assez larges, le modèle animalier et sa loi du plus fort n’étaient pas du tout convaincants, aussi fallait-il une idée commune et un visage familier. Car quelque chose nous dépassait.

Il y avait même de très bonnes notions d’égalité, de respect, et j’en passe. Le principal problème vint du fait qu’à l’époque personne ne s’était vraiment mis d’accord avec ses voisins, proches ou éloignés, et ce pour au moins une bonne raison : les voyages et les communications entre les cinq continents n’existaient pas tant. Ensuite il y eut enfin les rencontres. Et les conflits. À bien observer le globe, la croyance est toujours là, cependant elle n’a pas uni et s’est multipliée. Il y a donc en ce monde plusieurs croyances. Or leurs différends ne sont pas si différents puisqu’ils s’accordent vers une plus vaste désharmonie.

Ah, ce machin-bidule qui nous dépasse, tout ça tout ça. Me revient alors l’histoire du verre à moitié plein, ou à moitié vide, de la perception que chacun et chacune avons, et soudain je remarque son joli contenu, ce beau liquide transparent. Il vient de l’eau qui a coulé, coule, et coulera sous les ponts. Alors j’y jette un joli grain de sel et redeviens aussitôt petit poisson du grand Océan. À la lettre, ne pas perdre pied. Un souffle dans les voiles de la comprenette.

*

Bonjour chez vous,

ZD

*

*

[1] Il s’agit du titre du quatrième roman de la pentalogie Le Guide du Voyageur Galactique [2] écrite par Douglas Adams, et le message en question nous sera adressé par les dauphins juste avant leur départ précipité de la planète Terre.
[2] The Hitchhiker’s Guide To The Galaxy, également connu sous le sigle H2G2, comprend cinq tomes, parus entre 1979 à 1992. Les traductions françaises de ce titre ont varié selon les polémiques de l’époque et le support : Le Guide Galactique (émission radio, 1978), Le Guide du Routard Galactique (roman, 1982), puis Le Routard Galactique (roman), et pour finir Le Guide du Voyageur Galactique (film puis roman, 2005).

2 réflexions sur “SO LONG, AND THANKS FOR ALL THE FISH!

  1. Je le dis et redis j’aime ta plume. You’re a great writer MissYOU. Love🙂

  2. ZigomaD dit :

    Bloub bloub you krill me softly, Lady Ocean Oo)

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