LA TUILE

*

où c’est qu’t’as mal, mon étoile?

où c’est donc qu’t’as mal, mon étoile?

là où j’appuie est-ce que ça fait mal?

un coup d’crayon et tu t’étioles

tu te fanes

*

mais on va s’retrouver,

tu sais,

un beau matin,

un midi, un soir,

une belle aprèm,

ou en pleine nuit

le décollage

quelle aubaine,

bah peu importe

ne t’en fais pas,

si tu toques à la porte

je s’rai là.

*

où c’est qu’t’as mal, mon étoile?

où c’est donc qu’t’as mal, mon étoile?

là où ça luit est-ce que ça fait mal?

tu m’clignes à des lieues

en panne

*

j’mettrai des lueurs

des étincelles

autour des mots

cueillis

que j’alignerai

à travers ciel

lave et terre

jusque vers toi

 

où qu’est ta malle, mon étoile?

où qu’est donc ta malle, mon étoile?

à l’arrivée tu nous installes

au départ dès qu’on remballe

tu nous volplanes

 

les tuiles, des écailles

tressées en sérail

autour d’une balle

le zéro puissant

à l’infini

le zéro pulsant

vers l’indéfini

*

tends-moi la branche, mon étoile

si jamais ça sent l’sapin

j’me nicherai entre tes voiles

la galaxie en coin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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