OUTRE LOUTRE OUTRÉE

Plaf.

Une patte s’aplatit à la surface de l’eau. L’autre repose par dessus le nombril, inerte. Pas beaucoup de crevettes à se mettre sous la dent ces temps-ci, le courant stagne, la lume semble gelée.

Muse flottante à la moue renfrognée, tu boudes, tu soupires, patouilles les algues en grommelant, et comme si ça ne suffisait pas il y a les blaireaux qui remettent leurs inepties en branle, les libellules qui tentent de parer à toutes les bactéries, et des abeilles en panique, et des fourmis qui préfèreraient se couper les antennes plutôt que d’entendre à nouveau la trouille se répandre. 

Au milieu des avalanches de réclames, des prises de becs, et des catastrophes en tous genres, il en est un qui s’emploie à barboter sereinement, la palme régulière, les plumes constantes. Sur l’onde glisse dans son sillon : “La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas”. 

Un fin sourire en bouche et une étincelle au creux des mirettes, je remise ma fiole à formules et range soigneusement la recette – un genre de post à hectobougies – jusqu’au septième mois de l’année prochaine. À très bientôt, mon canard!

*

Bonjour chez vous,

ZD

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