LA FEMME DE MÉNINGES


C’est l’histoire grinçante

de la femme qui parlait

à ses placards

vociférant comme un maréchal fiérot

hurlant plus fort que le vent


C’est l’histoire d’une colère

juste pourtant

mais qui s’est effilochée sur

un montant d’porte

battante


Ô mon vaillant

neurone épuisé

on atteint le cycle périmé

Ô mon vaillant

brillant de l’intérieur

lave moi vite fait l’plancher

d’ces vaches et d’leurs moutons


C’est l’histoire d’une poétesse

qu’a perdu l’allégresse

avec les clés du chant

au fond du tiroir à brouillons


C’est l’histoire d’un changement

radical éradiquant

qui fait grandir et étête

en même temps


Ô mon vaillant

neurone bienveillant

perds pas l’sort

qui nous lie

à la bougie

Ô mon vaillant

repose-toi un temps

viendra le printemps


ou l’automne


mais quel été

en dedans !


Or l’hiver attend

rien pour attendre

patient

pas sciant


virevoltent

tourbillonnent

les petits flocons

musicaux

emplissent mon corps

emplissent mon cœur

renforcent à petits sons


Alors l’hiver à temps

pour l’ébullition

puis l’évolution


C’est la vie qui tisse

les larmes qui voilent

en bateau

et vogue, rame, barre

go with the flots

C’est la vie qui tresse

le choix qui désarme

à coup d’balai

sur les torchons

au fond du miroir à gros bouillons


Ô ma vaillante

perds pas l’nord

Ô mon étoile

filante

ménage empruntante

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :