Archives d’Auteur: ZigomaD

L’ENCRE-ÉCLAIR

sous la lourde carcasse volante
défilent des lueurs motorisées
et les rues dans cette nuit 
sans étoiles ni lune
sont bariolées de rayures
tortueuses zébrures
bougies gribouillis

lueur à lueur 
coule luminescent
métallique scintillant
le sang d’or nucléaire 
la terre est tatouée
à l’encre-éclair 

sous le ventre de métal
apparaît entre nuages
un cendrier-nid d’accueil 
pour les dragons de passage
du solaire ou de l’éolien
qui emportera l’essaim
dans l’après-macadrame ?

lueur à lueur 
coule luminescent
métallique scintillant
le sang d’or nucléaire 
la terre est raturée
à l’encre-éclair 

sous les réacteurs défile 
en guirlandes lumineuses
courbes ou rectilignes 
les longs serpents à roues
ils glissent à flanc d’eau,
de hameaux en collines,
rasent forêts et champs,
 usines et lotissements,
inoculent route à route
ses vives fourmis roulantes

lueur à lueur 
coule luminescent
métallique scintillant
le sang d’or nucléaire 
la terre est saturée
à l’encre-éclair 

notre magie des outils
a du pain sur la planche
plein sa gibecière 
ras les civières 
de sources en rivières
de frondaisons en fondrières
du fond du magma jusqu’à l’atmosphère 
tout reste à loin-voir
tout reste à mieux faire.

LA VOILÀ

Entre poèmes par ici 
et par là de nombreux posts 
liés à la musique 
au ciné-série-spectacle 
ou encore à la photo,
là voilà qui sort de son tiroir.

Il faisait guerre et froid
le palpitant tremblotait
ça ne l’arrêtait pas
elle déboula vite fait

Un masque en travers de la fraise, 
le rêve l’accompagne,
l’histoire de La Dame du Treize 
a vu le jour online. 

Mon premier livre est en vente ici

Bonne aventure à mes lecteurs et lectrices  ; )
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DES ASTRES

Petite étoile, dis-moi 
quand ils s’arrêteront
de se foutre sur la gueule
pour …gagner du pognon ?
avoir ou pas raison ?
massacrant encore
et encore
et à nouveau
et sans fin.

Dis-moi, petite scintille,
où s’arrête la connerie
que je puisse m’en éloigner
et mieux me rapprocher
d’une ébauche d’harmonie

Je te regarde
écoute le vent
et le silence crie
hurle
dehors comme dedans

Désastre tonne, gronde.
…et des étoiles en ronde ?

Il est pourtant si doux le silence
quand il se partage sans crainte
telles et tels que nous sommes
le maintenant comme un présent

Où est passé le serein
la respiration ensemble ?

Petite étoile
appelles-en d’autres
trop d’entre nous
ont péri
vont périr
tant que dure le pire
l’abject
l’ignoble gâchis
le règne du plus fort

triste espèce

Petite scintille
je ne suis qu’une brindille
paille à sons
somnambule
bulle sans air
ère de trouille
rouille des douilles

Désastre tonne, gronde.
…et des étoiles en ronde ?

Bombes de la haine
bombes de la soumission
meurtres et destructions
inutile, puéril, écœurant chaos.

Petite étoile
au loin là-bas
merci
d’être restée là
avec cette peur
de nous
qui plane
avec cette honte
de nous
qui stagnons
au moyen âge.

Protège nos énergies
en ce multivers
toi la filante de vie

Désastre tonne, gronde.
…et des étoiles en ronde ?

Où est passé le serein
la respiration ensemble ?

MONT PRÉVERT

Rappelle-toi Monsieur Prévert
comme il couchait les plaies de la guerre
à l’encre de ses yeux
à l’ombre de ses peurs 

Rappelle-toi la pluie 
de fer de feu d’acier de sang
ancrée dans son palpitant 
et pleure 
pleure sur son épaule 

Les gros qui mangent les petits
en toute impunité 
la loi des plus forts
des victorieux 
de ceux qui s’approprient
les vies et les biens des autres
en toute tranquillité 
en toute sainteté
leurs armées rutilantes 
et leur soif de morts
jamais épanchée

Rappelle-toi combien elle dure 
de générations en générations 
la blessure, la déchirure, la souffrance 
rappelle-toi combien elle broie
de possibilités et de chances 
comme l’harmonie et la connaissance 
non bercées autour des enfants

Rappelle-toi comme elle ment
porte à croire que le monde
est à nous
et nos existences éternelles 

Rappelle-toi de garder 
ton énergie intacte 
et refuse cette pitance macabre
au refrain funèbre 
de la violence 
qui engendre 
la violence 

Qui
engendre la violence ?
Qui !?
Des lâches avec du pouvoir, des missiles, des tanks et des bombes.
Puis ils diront aux mères 
de pondre 
des bébés 
…chairs à canon ?

Rappelle-toi Monsieur Prévert
comme il couchait les plaies de la guerre
à l’encre de ses vœux 
à l’ambre de son cœur 

Quand le monde humain est prêt à pousser
il y a toujours des gens pour le freiner
pour interrompre sa résonance 
pour crever son équilibre 
pour manger son soutien
sa confiance 
mais nous ne plierons pas 
sous la violence 
et si nous sommes cassés 
nous nous briserons 
indemnes

Les mensonges
les vols de vies
et de temps
pandémie de la connerie humaine 

Qui a envie de déplorer ?
De constater ? 
De s’apitoyer ?
Les tantrums 
des trop grandes puissances
sont affligeants de cruauté 
Ils ne comprennent
que la terreur et l’ignorance 
N’ont-ils rien appris d’autre ?

Notre forêt d’êtres 
est malade 
tellement malade
gangrenée
par l’idiotie 

Rappelle-toi Monsieur Prévert 
et donnons-nous la main
en présence 
en absence
demain et hier 
maintenant 
mains tenantes
ils finiront bien par s’éteindre 
les feux de leur piètre intelligence 
ils gaspillent et ils détruisent
gaspillent et détruisent 

Patience 
oui 
encore 
la patience
l’attention ils se l’accaparent
parce que leur vide est immense
parce que leurs peurs sont leur maître

6000 années de civilisation 
pour en arriver là 
n’écrivez plus 2022
rappelez-vous 
la longueur de l’histoire 
des menteurs et des tueurs

Alors ce sera
cette fois toujours 
lent et déchirant 
tant que les états 
et les pères et les mères 
conteront la bêtise 
le sourire aux lèvres
ânonneront la soumission 
à l’omnipotence
omni-potences
puis laisseront souiller la terre 
de meurtres
de soupirs broyés 

Un peu de bon sens !
Protégeons la planète 
et la nature
au lieu de nous 
entretuer 
La vie peut être belle 

Rappelle-toi Monsieur Prévert
comme il couchait les plaies de la guerre
à l’encre de ses yeux
à l’ombre de ses peurs 

Rappelle-toi la pluie 
de fer de feu d’acier de sang
ancrée dans son palpitant 
et pleure 
pleure sur son épaule 

Courage.
Résilience.

















FROG & FLY

Ce n’était sans doute qu’un petit rien 
mais ça a changé ma vie

Ce n’était sans route pas moins un chemin
du genre que l’on s’choisit

Ça n’aurait pas pu s’passer autrement
comment savoir ? rien n’s’est dit

Ce n’était en tout qu’une main tendue
et la saisissante
j’nous ai enfin reconnues
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